Portrait du caporal Emma, réserviste et Miss Lorraine 2018

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Haute comme trois pommes, la jeune Emma avait déjà les yeux levés vers le ciel. Âgée d’à peine cinq ans elle suivait déjà son père, officier dans l’armée de l’air, dans des meetings aériens. Cette passion ne l’a pas quittée depuis. Elle se prend même à rêver en voyant au cinéma « Les chevaliers du ciel » son film culte, avec Alice Taglioni incarnant une pilote de chasse de l’armée de l’air.

Du haut de ses 1,71 mètres, la jeune Nancéenne est aujourd’hui caporal réserviste opérationnel sur la base aérienne de Nancy-Ochey. « Cela fait maintenant cinq années que je suis réserviste, précise-t-elle. Depuis ma préparation militaire initiale, j’ai beaucoup aimé ce milieu et j’ai poursuivi les formations. » Son premier poste était au plus près des avions à l’escadron de transformation Mirage 2000 D (ETD). « J’ai beaucoup appris lors de ce passage à l’ETD. J’ai notamment assuré le métier de secrétaire puis de marqueuse, souligne le caporal » Elle garde un super souvenir de cette première expérience au sein de l’armée de l’air.

Elle devient ensuite réserviste à l’escadron de protection. « Fusilier commando est un métier qui demande des aptitudes physiques. Je me plais vraiment dans ces fonctions. » Parallèlement, Emma est étudiante à l’école internationale Tunon, dans le domaine du tourisme. Elle se partage entre ses périodes de réserve et ses cours. Pendant les week-ends et les vacances scolaires, elle effectue ses périodes de réserve en fonction des besoins de l’unité. Lors de ses passages à l’escadron de protection de Nancy, elle assure un régime de 24 heures de garde suivies de 24 heures de repos. Elle effectue des patrouilles, armée de son FAMAS. Avec son binôme, elle vérifie les points de protection sensibles de la base aérienne. « Avant de prendre ma garde, je dois être à jour de tir, explique-t-elle. J’adore tirer au FAMAS et au pistolet automatique. La première fois lors de ma PMI, j’étais un peu stressée, mais depuis, j’y ai pris goût et je me débrouille plutôt bien. »

En décembre 2018, elle devient la première réserviste de l’armée de l’air à participer l’élection de Miss France. « Je suis fière d’être aviatrice et je n’hésitais pas à le rappeler tout au long de mon parcours de miss, explique Miss Lorraine 2018. J’avais même le soutien de l’armée de l’air qui repostait mes publications sur les réseaux. Cela m’a beaucoup touchée. » Très présente sur les réseaux sociaux, elle témoigne de son expérience. Elle n’hésite pas à montrer que cela ne pose aucun problème d’être femme et aviatrice et qu’une Miss Lorraine a tout à fait sa place dans ce milieu constitué principalement d’hommes. « Beaucoup de femmes m’ont posé de nombreuses questions sur ma passion pour l’armée, souligne Emma. Je leur réponds que l’armée de l’air est moderne, ouverte et que nous sommes bien loin des à priori qui pourraient subsister. Pour être à la hauteur du métier physique de fusilier-commando de l’air, je m’appuie surtout sur ma motivation et ma détermination. »

À 21 ans, le caporal Emma aspire à intégrer l’armée de l’air en qualité d’officier renseignement une fois son master en poche. « Mon expérience au sein de l’escadron de transformation sur Mirage 2000 D m’a confortée dans cette décision, témoigne-t-elle. J’ai pu voir le travail passionnant que faisaient ses aviateurs au quotidien. »

Souhaitons bon vol à cette compétitrice et aviatrice dans l’âme pour sa future carrière au sein de l’armée de l’air !

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