Rencontre avec le sergent Louise, spécialiste de défense sol-air

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Bonjour Louise, vous êtes sergent et vous exercez le métier de spécialiste de défense sol-air. Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

Rentrer dans l’armée de l’air, c’était mon rêve d’enfance. Le monde des aviateurs m’a toujours attirée, mais je n’avais pas de préférence pour un métier en particulier. J’étais si impatiente que, dès l’âge de 16 ans, en 2014, j’ai intégré l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air (EETAA). Ça me permettait de passer mon BAC dans les meilleures conditions tout en étant déjà militaire.

Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

Dans cette école, on a vraiment tout pour réussir : un véritable accompagnement par nos instructeurs et un environnement propice à un travail de qualité. De plus, une fois le bac en poche, on peut rentrer directement dans le monde du travail en tant qu’aviateur. En 2016, j’étais donc déjà sous-officier alors que je n’avais que 18 ans. 

 

Comment avez-vous choisie le métier de spécialiste de défense sol-air ?

En école, on peut exprimer 5 choix de spécialités. Elles sont attribuées en fonction de nos résultats scolaires et du nombre de places disponibles. J’ai passé un entretien à Tours pour la sélection au métier de défense sol-air et dès le lendemain je savais que j’étais choisie. Même si les notes sont importantes, l’entretien est vraiment déterminant. La défense sol-air était mon troisième choix, après exploitant renseignement et interprétateur image. Mais comme cette spécialité faisait partie de mes choix, je n’ai pas du tout été déçue.  

 

Sur quel système d’arme travaillez-vous ?
Je travaille sur le MAMBA, un système destiné à assurer une défense contre des menaces aériennes telle que des avions ou des missiles de croisière. Il est composé d’un module radar et d’un module de lancement terrestre comprenant quatre lanceurs, équipés chacun de huit missiles Aster 30. D’ici peu, je devrais pouvoir prendre en main le CROTALE nouvelle génération. Ce système est équipé d'un radar d'une portée de quelques dizaines de kilomètres et il est capable de prendre en charge plusieurs objectifs à la fois. L'unité de tir emporte 4 missiles Crotale VT1. 

 

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans le cadre de votre métier ?

Dans le cadre de notre formation professionnelle, nous devons faire le stage MAQUIS, le même stage que font les fusiliers de l’air et les maîtres-chiens par exemple. Ça a été pour moi un stage difficile sur le plan physique. Pour le reste de notre formation professionnelle, on ne peut pas vraiment parler de difficultés. Nous ne sommes pas lâchés directement après notre formation spécialisée en école. Lorsque nous arrivons dans notre unité, nous sommes accompagnés par un collègue connaissant tous les rouages du métier. Il est notre parrain pendant 6 mois. C’est très rassurant. De plus, nous bénéficions de formations régulières pour mettre à jour nos connaissances et en acquérir de nouvelles. Nous sommes multitâches et c’est plaisant de pouvoir se diversifier autant. 

 

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaiterait faire ce métier ?

Concernant le stage MAQUIS justement, il est nécessaire de bien se préparer physiquement. Il n’a lieu qu’une fois par an. Donc, si vous vous blessez et que vous ne pouvez pas terminer le stage, vous devrez attendre l’année suivante pour pouvoir le repasser et le valider. De plus, lorsqu’on choisit ce métier, il faut bien avoir conscience qu’il peut nous arriver de travailler le jour et d’enchaîner la nuit, avec des temps de repos limités, dans le cadre d’une mission opérationnelle. Ces moments difficiles renforcent les liens au sein d’une équipe. Nous vivons de belles expériences humaines. 

 

La spécialité de défense sol-air permet d’acquérir un socle de compétences transverses transportables dans le secteur civil telles que conducteur poids lourd, super lourd et transport de matières spécifiques ! En effet, Vous aurez la possibilité de passer ces différents permis durant la formation.

 

De nombreux postes d’équipiers et de spécialistes de défense sol-air sont disponibles avec ou sans le BAC !

 

Pour nous rejoindre, renseignez-vous auprès de nos conseillers près de chez vous, ou postulez maintenant !

Vous avez un BAC + 3 ? Nous recrutons également des cadres dans la sécurité/protection pour des postes à responsabilités !

 

©O.Goubault/Armée de l'air/Armées

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