Rencontre avec une aviatrice au service des opérations aériennes

Partager

Favoris

                                     visuel

L’adjudant Marina est contrôleur aérien au centre militaire de coordination et de contrôle (CMCC) de Paris. Elle exerce ses fonctions au sein du centre "en route" de la navigation aérienne nord (CRNA nord) dans l’Essonne. Portrait d’un sous-officier au métier multi-facettes.

Marina s’est tournée vers l’Armée de l’air dans l’objectif de devenir contrôleur aérien.

« Je recherchais un métier prenant, sans routine mais surtout qui alliait des valeurs qui me sont chères : la rigueur et la cohésion. » C’est donc en 2002, qu’elle intègre l’école de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air (EFSOAA) à Rochefort. S’ensuit une formation exigeante de presque un an au centre d’instruction du contrôle et de la défense aérienne (CICDA) de Mont-de-Marsan, où sont formés l’ensemble des contrôleurs aériens des armées françaises, pour enfin être affectée au centre de détection et de contrôle sur la base aérienne de Lyon Mont-Verdun en 2004. Travailleuse et assidue, le sous-officier gravit les échelons et devient rapidement instructeur et maître contrôleur.

En 2014, elle rejoint une unité naissante à caractère particulier car civilo-militaire : le centre militaire de coordination et de contrôle (CMCC) de Paris, localisé au sein du centre "en route" de la navigation aérienne situé dans l’Essonne près de l’aéroport Paris-Orly. « Certes nous sommes co-implantés au sein d’un environnement civil mais nous restons une unité à part entière et rattachée à la base aérienne de Villacoublay. » Au quotidien, l’adjudant porte l’uniforme militaire et à l’instar des contrôleurs civils elle assure le contrôle au radar des avions militaires, aussi bien avion de chasse que de transport, pendant leur phase de vol depuis l’immense salle de contrôle parisienne. Importance capitale pour la réalisation des missions aériennes, elle analyse et doit toujours être en mesure de réagir et prendre des décisions avec une extrême rapidité.

Aujourd’hui, Marina occupe la fonction principale de chef de la section instruction au sein de l’unité. « Non seulement je suis responsable de la formation de tous les contrôleurs (en devenir ou confirmés), mais aussi du suivi et du maintien des compétences des contrôleurs déjà formés. » Par ailleurs, ses qualifications lui permettent d’être en charge de la fonction de chef de la section circulation aérienne militaire et donc de répartir et superviser l’activité aérienne en temps réel des aéronefs militaires.

Des missions de surveillance du ciel réalisées en totale coopération entre contrôleurs civils et militaires, notamment lors d’opérations impliquant la mise en œuvre de dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA). Durant ces opérations, lorsque les aéronefs de la permanence opérationnelle (PO) sont engagés, le CMCC agit en tant qu’interface en retransmettant les ordres de la haute autorité de défense aérienne (HADA) auprès des autorités du contrôle civil.

Vous aussi, devenez contrôleur aérien dans l’armée de l’air ! 112 postes sont à pourvoir en ce moment!

Pour nous rejoindre, renseignez-vous auprès de nos conseillers près de chez vous, ou contactez votre CIRFA AIR !