Sous-Lieutenant François – Officier informaticien expert en cyberprotection

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Cyberprotection : « Ensemble des mesures techniques et non techniques mises en œuvre pour protéger un système face à des événements susceptibles de compromettre la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité des données stockées, traitées ou transmises et des services connexes que ces systèmes offrent ou qu’ils rendent accessibles. »

 C’est le milieu dans lequel évolue le sous-lieutenant François, officier rapporteur de l’équipe de marque SSI (sécurité des systèmes d’information) au centre d’expertise aérienne militaire (CEAM). « J’ai toujours été attiré par l’univers de la cybersécurité, explique le sous-lieutenant. Depuis que je suis affecté sur la base aérienne de Mont-de-Marsan, je m’épanouis dans ce domaine. » À l’âge de 23 ans, François décroche son diplôme d’ingénieur en science informatique avec une spécialisation en « cryptographie, systèmes, sécurité et réseaux » à l’école Polytech Nice-Sophia. Lors des différents stages réalisés dans le cadre de son cursus, il s’aperçoit que le monde de l’entreprise ne correspond pas à ses valeurs. « En entreprise, les décisions sont principalement guidées par le profit. L’employé est considéré comme une ressource, a-t-il constaté. Aujourd’hui, au  sein de l’armée de l’air, je me sens utile. Nous sommes là pour avancer et apporter notre savoir-faire. C’est cette démarche qui m’a plu. »

Quelques mois à peine après l’obtention de son diplôme, le jeune ingénieur dépose un dossier au bureau recrutement de l’armée de l’air. « Avant d’intégrer l’école de Salon-de-Provence en novembre 2014, j’ai tenu à me remettre en condition physique, notamment pour les tractions qui me faisaient un peu peur pour le test. J’ai commencé un mois avant de déposer mon dossier », se  souvient le sous-lieutenant. Course à pied, musculation, natation… Autant de disciplines qu’il s’impose avant d’intégrer l’école d’officiers de l’armée de l’air. « Pour moi un militaire reste un sportif qui peut être amené à aller sur le terrain. Il doit avoir une bonne condition physique. Je pense que ce n’est pas une partie à négliger pour l’intégration à Salon-de-Provence. Ne pas avoir de  problème physique est indispensable pour l’adaptation ! », affirme-t-il.

Il passe les tests, puis est affecté sur la base aérienne de Mont-de-Marsan en qualité d’officier sous contrat (OSC). Arrivé à l’équipe de marque SSI, il est pris en charge par son « parrain », qui lui explique les ficelles du métier et de la vie d’aviateur. « Ce parrainage, véritable tradition de l’armée de l’air, a été vraiment important pour moi. Il a grandement facilité mon intégration au sein de l’équipe de marque, affirme l’officier rapporteur. Aujourd’hui encore, j’entretiens une relation particulière avec mon “parrain” qui m’a beaucoup appris. »

Il est rapidement placé au cœur de l’activité de l’équipe de marque. Pour ses premiers pas, il accompagne ses homologues chargés de mener audits et analyses de risque. « J’ai immédiatement vu la différence entre l’école et le monde du travail, précise- t-il. Même si j’ai des compétences et des connaissances, rien ne remplace l’expérience dans le domaine du réseau. En école, tout est idyllique, cela n’a rien à voir avec ce que l’on découvre au sein d’un système en expérimentation.» Et d’ajouter : « Lors du cursus universitaire, on est concentré sur la sécurité.

On ne perçoit pas les conséquences, le coût et l’impact sur l’utilisation d’un système. Au CEAM, ces questions sont primordiales. On définit les besoins avérés avant d’appliquer des sécurités qui pourraient gêner les opérationnels. En effet, plus on sécurise, plus on ajoute des contraintes. Imaginez un pilote obligé de composer un code complexe avant de démarrer  son avion de chasse ! »

« Lors de mon affectation à l’unité, j’appréhendais un peu les responsabilités d’officier rapporteur vis-à-vis d’un système, se souvient le sous-lieutenant. Au début je me suis beaucoup fié à l’expérience de mes camarades, car une erreur pouvait être lourde de conséquences sur des programmes sensibles. Maintenant je commence à mieux connaître les systèmes et j’ai gagné en autonomie. De même, je suis mieux armé pour faire face aux problèmes que je rencontre. » Cette évolution, le sous-lieutenant François la doit à la rigueur et à l’organisation dont il fait preuve. Il n’hésite pas à reporter une réponse, le temps de trouver une solution. Il s’appuie non seulement sur l’expérience de ses collègues officiers, mais également sur l’expertise des sous-officiers de l’équipe de marque qui détiennent un savoir-faire pointu dans leur domaine.

 

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